Ces bijoux sont des pièces uniques, fabriqués par Elsie, une authentique indienne Arawak de Guyane. Nous sommes allés là-bas, sur les traces de copain Dreyfus, un ancien pote de l'oncle Emile (celui de Germinal et de J'accuse !, entre autre).
Chose importante, Jack Zola n'est pas un marchand de tapis. Il fait son commerce équitable à lui, c'est le seul intermédiaire entre Elsie et vous, clients jackusiens.
Nous avons donc payé les créations d'Elsie au juste prix, directement dans son atelier. Jack n'aime pas les grossistes bon marché et véreux qui exploitent la richesse d'un artisanat local et la bonne conscience des meutes de bus à touristes.
Les bijoux d'Elsie sont garantis 100 % naturel, bio et éthique.

Elsie, indienne Arawak. Créatrice de bijoux fabriqués de ses mains,
à partir de graines travaillées et issues de la forêt amazonnienne.
Elsie est une authentique indienne Arawak. Elle a chargé Jack de vous délivrer son message : "Tu leur diras, hin, là-bas ! Je suis une Arawak, de la lointaine Amazonie surinamienne, une vraie !"
Ce peuple paisible d’agriculteurs, de pêcheurs et d’artistes, a souvent été opposé aux Caraïbes, bagarreurs, conquérants agressifs, guerriers et cannibales. Les indiens caraïbes sont un peu moins sympas, en somme.
Elsie a conservé toutes les racines esthétiques de l’art de son peuple de la forêt. Elle est la seule qui transforme ces graines végétales et amazoniennes en pépites, selon une inspiration toujours renouvelée. Elle les polit elle-même. Elle les lave. Elle les caresse.
Ce sont les bijoux que vous voyez ici, composés de graines d'anacocos (grains éclatants rouge corail), de toucans (plats et noirs comme un jeton de damier), d'oeils-de-cheval (grosse graine orange), d'oeils-de-boeuf (la même, mais de tous les dégradés de marron), de bois-roses (tous petits et marron), de palmier wassaï (petite olive noire qui, après un long travail de polissage à la main, devient comme une perle nacrée de culture)...
Elsie nous donne des graines en cadeaux. Elle en choisit et dit à Jack : "Tiens, c’est pour toi, tu leur montreras aux gens. Tu verras, je n’ai pas fait le trou pour passer les fils."
Fils qu’elle fabrique d’ailleurs elle-même. Là aussi, vieille recette indienne : "Tu prends des feuilles d’un palmier très particulier, tu les fais bouillir, tu les découpes, et tu les fais sécher au soleil. La fibre apparaît et là, tu peux la tresser. Mon peuple en fait des cordes, des paniers, des filets..."
Bien sûr, nous vous transmettrons ces cadeaux d'Elsie. Vous recevrez ainsi un peu d'Amazonie avec vos bijoux. Peut-être sentirez-vous les caresses d'Elsie en touchant à votre tour ces graines authentiques, venues d'une forêt tropicale, transformées par le savoir-faire d'une indienne Arawak...
Elsie est le fruit d'une rencontre. En voici l'anecdote, avec photos à l'appui.
Jack a voulu faire son devoir de mémoire envers l'oncle Emile. C'était bien beau d'avoir un stylo écolo qui aime l'Aurore, mais ça ne lui suffisait pas. Il s'est donc retrouvé en Guyane française, au bagne de Cayenne, sur les traces du copain Dreyfus. C'est qu'on ne voyage pas pour rien, nous !
Après s'être fait vacciné non pas contre la grippe A, mais contre la fièvre jaune, Jack s'est donc envoyé en l'air, pinçant des fesses d'hôtesses au passage dans l'avion.
Jack en est bouche-bée dès son arrivée.
Pluie, moiteur, mer couleur caramel, Cayenne, Saint-Laurent, camps de la transportation, de la relégation...

Bagne des îles du Salut, où fut enfermé copain Dreyfus.
Vive émotion au bagne, dans le quartier spécial : Jack lit le mot "Papillon", gravé en toutes lettres dans sa cellule par son auteur.
"Papillon" est le pseudonyme d'Henri Charrière, un autre bagnard qui a raconté son calvaire dans un livre. Son histoire a aussi fait l'objet d'un film éponyme, avec Steve Mc Queen dans le rôle de Papillon et Dustin Hoffmann dans celui du faussaire Louis Dega.

"Papillon", gravé de la main d'Henri Charrière dans sa geôle,
au bagne de Cayenne (Guyane).
Jack tourne la tête, et voit le triangle infernal des îles du Salut.
D'abord l'île Royale, dominatrice. Puis l'île Saint-Joseph pour les bagnards les plus rebelles, les "durs de durs". Ceux-là pourrissaient dans des cellules verticales. Il se retrouvent prisonniers d'un silence pesant. Ils rôtissent sous un soleil de plomb ou sont délavés par la pluie, c'est selon.
Les bagnards sont privés d'intimité par des matons qui les surveillent de haut, au travers des barreaux du plafond.

Bagne des îles du Salut, couloir vers les cellules.
Aujourd'hui, la jungle se venge. Elle prend le dessus.
Elle bouffe le mortier et l'explose.

Bagne des îles du Salut, dortoir collectif pour les plus chanceux. On voit encore,
sur les murs latéraux, les barres d'acier auxquelles les bagnards étaient enchainés.
Enfin, dernière île du triangle infernal : l’île du Diable, inabordable, cernée par des vagues déchaînées. Une île petite mais costaude, hostile et farouche, tristement célèbre à cause de l'Affaire Dreyfus.

L'île du Diable, où était copain Dreyfus,
vue de l'île Saint-Joseph, battue par le vent et les vagues.
Jack arrive devant une geôle.
Perdu dans une Guyane inhospitalière, il se fige devant l'antre de Dreyfus.

Une geôle du quartier des condamnés à mort.
Ha copain Dreyfus... coupable d’être innocent, rendu moitié dingue de solitude, de silence absolu. Maté 24 heures sur 24, à vue, par ses gardiens silencieux...
Au début de son enfermement sur l'île du Diable, Alfred Dreyfus bénéficie d'une relative liberté de mouvement. Mais il est étroitement surveillé. En 1896, la rumeur d'une tentative de le faire évader se répand. Les autorités font alors construire une palissade autour de sa case.
Il ne peut plus voir la mer. Il reste confiné à l'intérieur de l'enceinte entourant sa geôle. Sa santé et son moral empirent drastiquement. Le bagnard Ullmo, qui occupera la case après Dreyfus, confessera que copain Alfred disait parler aux requins et que ceux-ci venaient à l'appel.

L'île du Diable, où demeure la cabane de Dreyfus, entourée de requins.
Les eaux étant toujours déchaînées, sa nourriture était apportée
par un treuil suspendu au-dessus de la mer à partir de l'île Royale.
Le pèlerinage est consommé. Retour sur le continent.
Ti punch au rhum local "Belle Cabresse", la moustache de Jack se défrise.
Puis découverte du fleuve Maroni, majestueux.

Pirogue de "fret" sur le Maroni, fleuve de tous les trafics.
Fleuve frontière, fleuve de tous les trafics, de tous les dangers aussi, patrie-autoroute des orpailleurs marron...
C'est à quelques pas de la geôle de Dreyfus que Jack fait LA rencontre. Au détour du fleuve, il voit Elsie qui, paisiblement, compose ses trésors.
La suite, vous la connaissez...